Je ne suis pas allée à Versailles ce vendredi. Il pleuvait averse. Et rien de plus ne s’y passait.
C’est donc lundi, aux aurores, que je me suis rendue dans la cour de marbre. Pour la livraison du Gisant.
Nicolas est venu me chercher à 5h45.
Afin d’être à 6h15 sur place.
Il faisait encore nuit et la sculpture volait dans le ciel noir.
Le château nous appartenait. Le silence régnait. Le froid aussi.
Mais aujourd’hui, c’était un peu la fin. Quand le projet commence à t’échapper. Quand le visiteur commence à grimper sur les œuvres.
Et surtout quand la presse arrive. Avec ses photographes. Ça y est. Le rideau s’ouvre.
Enfin s’entrouvre. Parce que ni Le Mobile, ni La Femme Nue ne sont installés.
Mais on repave autour du Carrosse. On va débuller le casque du Gisant.
Alors c’est un peu la fin de ces folles journées de montage. Ou le soleil et la pluie et le vent se sont succédés. Moi je n’ai pas vécu le stress de tous ces moments. On m’a juste raconté tous ces problèmes de carte-mère, de boulons pas compatibles et j’en passe. Pas que des problèmes d’ailleurs. Et heureusement.
Demain, le montage sera terminé.
L’exposition est passée du carnet ©Moleskine à la réalité palpable. En 18 mois.
Personnellement, je trouve ça émouvant. Surtout quand au final, toutes les œuvres sont là.
À l’image de ce qui avait été prévu.

Livraison du Gisant dans la cour de marbre

Livraison du Gisant dans la cour de marbre

Livraison du Gisant dans la cour de marbre

Préparation des sphères de la Lune

Préparation des sphères de la Lune

Préparation du repavage autour du Carrosse

Les barrières seront enlevées demain.



















