Et j’entends ceux qui se demandent ce que ça veut dire « produire une œuvre ».
Pour avoir fait de la production moi-même, je peux vous dire qu’entre le moment où Xavier Veilhan dessine son idée dans son carnet et le moment où Xavier Veilhan met son costume le soir du vernissage, il y a tout un tas d’étapes pas franchement rigolotes à franchir.
Je ne suis pas calibrée pour vous raconter là ici maintenant le comment ça marche d’une œuvre d’art mais sachez que l’image d’Epinal de l’artiste maudit dans son atelier qui burine est restée dans les Vosges (à Epinal quoi).
Aujourd’hui, l’artiste, Xavier en l’occurrence, travaille avec plein de gens.
Pour Versailles, une centaine de protagonistes a été nécessaire. La plupart a déjà travaillé avec Xavier sur d’autres projets.
En gros, la production consiste à trouver et remuer ciel et terre pour que d’une idée, une œuvre d’art, au final, se trouve dans l’exposition que vous êtes en train de regarder.
De rien, il faut qu’elle existe.
Alors il y a le côté production exécutive et le côté production va trouver de l’argent s’il te plaît.
La production exécutive gère l’argent trouvé au préalable. Et sur cette exposition, trouver l’argent au préalable n’a pas été de tout repos. Pendant ce temps qui passe, les œuvres ne se fabriquent pas. Ça prend du retard, tout le monde est stressé, moi je ne peux pas prendre les œuvres en photo puisqu’elles n’existent pas, ça dure des mois et des mois et on se demande comment on va faire.
Puis un jour, ça se débloque, ça se produit, ça se fait, ça se construit.
Et c’est tout au long de ce blog, que je vais vous raconter, donc, comment on produit une œuvre.
Dans les deux sens du terme : avoir l’argent pour la fabriquer et comment on fabrique une œuvre de Xavier Veilhan.

Extrait du carnet de croquis de Xavier Veilhan



















