Articles avec le tag ‘flashback’

L’homme qui était toujours en orange

Mardi 3 novembre 2009

Avec son associé, ils travaillent dans le Bas-Berry. Ils sont peintres mais fabriquent aussi des vis sans fin pour calibrer les cerises.
Comme ils le disent eux-mêmes, les vis sans fin sont plus rémunérantes, mais beaucoup moins intéressantes que les sphères compliquées de moins de 2 kg du Mobile de Xavier.
Ils m’ont accueillie dans leur usine avec une grande générosité.
Leur café est vraiment très bon et le restaurant du déjeuner particulièrement accueillant.
Vierzon est une jolie ville qui a le mérite d’avoir une campagne encore plus jolie. Une campagne où se situe d’ailleurs une autre entreprise dont je n’oublierai pas de parler un de ces jours.
L’accent du Bas-Berry est… Surprenant.
Il est très joyeux.
Il y a beaucoup de « ben ».
Il est, je crois, inimitable.
Ces deux personnes ont un fort accent vierzonais qui me fait toujours bien rigoler (discrètement tout de même).

J’aime beaucoup prendre le train à 7h du matin pour aller dans leur usine qui sent bon le produit chimique mais faut pas croire, le bio c’est pas non plus la solution (c’est pas moi qui le dis)

A chaque fois que je les ai rencontrés, l’un d’eux était toujours en orange.

Ça m’a intriguée.

J’ai trouvé ça beau.

D’autant que le bleu s’en est mêlé.
Pour un projet passé, ils ont dû peindre en bleu.

Je ne sais pas de quelle couleur sont leurs poumons, mais en tous cas, dans leur usine, même les toiles d’araignées sont bleues maintenant.

Cet homme en orange en train de poser le gel coat d'une des sphères du Mobile

Cet homme en orange en train de poser le gel coat d’une des sphères du Mobile

La pièce secrète qui recèle tous les tee-shirts oranges de l'homme en orange

La pièce secrète qui recèle tous les tee-shirts oranges de l’homme en orange

Une toile d'araignée bleue. Sur fond bleu. De l'usine du Bas-Berry.

Une toile d’araignée bleue.
Sur fond bleu.
De l’usine du Bas-Berry.

Le Gisant

Mardi 22 septembre 2009

C’est le 3 avril 2009, chez Vincent Germond, que Xavier a choisi le visage de Pierre Huyghe pour figurer la tête du gisant.

Voilà, ce n’est pas grand chose mais j’aime bien cette histoire.

Xavier avait déjà scanné Pierre, un jour où ce dernier portait une minerve.

Et puis, Xavier a voulu rendre un hommage à son ami Pierre Huyghe.

Le Gisant, sans visage

Le Gisant, sans visage.

Photos d’écran/ Images dans l’écran de Vincent Germond ©

Fichier du visage de Pierre Huyghe

Fichier du visage de Pierre Huyghe

Photos d’écran/ Images dans l’écran de Vincent Germond ©

 Incrustation du visage du Gisant

Incrustation du visage du Gisant.

Photos d’écran/ Images dans l’écran de Vincent Germond ©

Flashback « visite à la fonderie »

Dimanche 23 août 2009

Voici ma visite à la fonderie, le 21 juillet 2009 :

La fonderie

Ce matin, à la radio, des auditeurs appelaient pour témoigner d’un phénomène étrange que plusieurs ont observés ce matin, très tôt.

Dans le ciel.

Ils s’accordaient tous pour dire qu’ils avaient vu un gros truc orange qui allait dans une direction puis qui a stoppé net et qui a changé aussi radicalement de sens. Et qui a disparu dans une fumée bleue ou verte je ne sais plus trop.

Un monsieur qui pêche en Corse, une dame avec un accent du Sud, ils avaient vu exactement la même chose, au même moment, dans le même ciel. Gros comme deux avions à peu près.

C’est en pensant à la fin du Monde, à l’arrivée des extra-terrestres, à la guerre des Mondes et autres impossibilités de vacances (à cause de la guerre des Mondes trop proche), que je me suis rendue chez le fondeur.

Pour une coulée qui n’a pas eu lieu à l’heure prévue.

Ce n’est pas grave. J’ai photographié un homme en train de démouler une jambe du Gisant.

La sculpture de l’Architecte Claude Parent était posée là, et elle semblait être incarnée.

Le casque du Gisant était posé à côté de la sculpture, en attente.

Quand tout à coup, également, je suis tombée nez à nez avec la tête du Gisant posée sur une table.

J’ai laissé chacun à sa tâche.

Puis je suis partie.

En arrivant chez moi, ni France Info, ni l’AFP ne faisait état de ce truc orange dans le ciel de très tôt ce matin. J’en ai conclu à un canular pour cause des 40 ans du premier homme sur la Lune, qu’on fêtait cette nuit. Je n’ai pas trouvé ça très drôle.

J’ai juste pensé à Youri Gagarine et à l’œuvre de Xavier.

Démoulage de la jambe du Gisant à la fonderie

Démoulage de la jambe du Gisant à la fonderie

Le moulage du visage du Gisant, avant moulage

Le moulage du visage du Gisant, avant moulage

Flashback « la Femme Nue »

Jeudi 13 août 2009

Repérage de « la femme nue », le 12 mars 2009

La Femme Nue :

« Empruntant à ce grand classique de la statuaire et de l’Histoire de l’Art, Xavier Veilhan livre ici une version du nu féminin carrossé de métal rutilant. En jouant sur les ruptures d’échelles – celle du domestique dans le cadre surhumain de la cour, du socle surdimensionné en regard de la taille de la statue – l’artiste explore ses marottes. Le monument est-il forcément monumental ? Ici, comme un nouveau mètre-étalon, la figure féminine régule l’équilibre de la cour. Son échelle dérisoire par rapport à l’affirmation de puissance de l’ensemble architectural fonctionne comme une remise à niveau : la femme, dans sa nudité ingénue, régule l’univers de Versailles. Actuelle, délicate mais immuable et impérieuse. »

© texte de Bénédicte Ramade

Repérage de « la Femme Nue »

La photo a été prise le 11 février 2009 au Château de Versailles sur le futur emplacement de l’œuvre. Xavier Veilhan veut ici figurer la taille de cette Femme Nue et son intégration sur le site.

Présents sur la photo, de gauche à droite : Alexis Bertrand, scénographe et collaborateur artistique ; Laurent Brunner, Directeur, CVS (Château de Versailles Spectacles) ; Xavier Veilhan ; Renaud, producteur de l’exposition ; Laurent Lebon, commissaire de l’exposition


Et quelques mois plus tard…

Détail de la Femme Nue

Détail de La Femme Nue, chez le fondeur, en juin 2009