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7ème et dernier jour de montage

Mardi 8 septembre 2009

Ce jour-là, micro climat oblige, il a fait très chaud.

Il fallait bien contrebalancer le vent habituel qui semble maritime, qui fouette le visage et qui pourtant règne à Versailles.

C’était le dernier jour du montage. Restent tout de même quelques réglages mais toutes les œuvres seront là pour demain matin, vernissage presse.

Il y a eu le pot de fin de chantier.

Dans une ambiance champêtre et contente.

Mais avant, le Carrosse a été nettoyé.

Le Gisant débullé.

la Femme Nue a été installée. Le cartel aussi.

Le Mobile n’a pas bougé.

La Light Machine a compliqué un peu la vie de tout le monde.

Le Jet d’eau a jaillit.

La Lune a fini d’être installée.

Et les Architectes ont servi de décor aux journalistes.

Le Carrosse

Le Carrosse

Le Gisant, et son casque

Le Gisant, et son casque

Installation de la Femme Nue

Installation de la Femme Nue

Pose du cartel de la Femme Nue

Pose du cartel de la Femme Nue

Le Mobile

Le Mobile

Vue de la Lune en anamorphose, sur le Tapis Vert.

Vue de la Lune en anamorphose, sur le Tapis Vert.

Xavier Veilhan interviewé devant une de ses œuvres Richard Rogers, détail Les Architectes

Xavier Veilhan interviewé devant une de ses œuvres Richard Rogers, détail Les Architectes

6ème jour de montage

Lundi 7 septembre 2009

Je ne suis pas allée à Versailles ce vendredi. Il pleuvait averse. Et rien de plus ne s’y passait.

C’est donc lundi, aux aurores, que je me suis rendue dans la cour de marbre. Pour la livraison du Gisant.

Nicolas est venu me chercher à 5h45.

Afin d’être à 6h15 sur place.

Il faisait encore nuit et la sculpture volait dans le ciel noir.

Le château nous appartenait. Le silence régnait. Le froid aussi.

Mais aujourd’hui, c’était un peu la fin. Quand le projet commence à t’échapper. Quand le visiteur commence à grimper sur les œuvres.

Et surtout quand la presse arrive. Avec ses photographes. Ça y est. Le rideau s’ouvre.

Enfin s’entrouvre. Parce que ni Le Mobile, ni La Femme Nue ne sont installés.

Mais on repave autour du Carrosse. On va débuller le casque du Gisant.

Alors c’est un peu la fin de ces folles journées de montage. Ou le soleil et la pluie et le vent se sont succédés. Moi je n’ai pas vécu le stress de tous ces moments. On m’a juste raconté tous ces problèmes de carte-mère, de boulons pas compatibles et j’en passe. Pas que des problèmes d’ailleurs. Et heureusement.

Demain, le montage sera terminé.

L’exposition est passée du carnet ©Moleskine à la réalité palpable. En 18 mois.

Personnellement, je trouve ça émouvant. Surtout quand au final, toutes les œuvres sont là.

À l’image de ce qui avait été prévu.

Livraison du Gisant dans la cour de marbre

Livraison du Gisant dans la cour de marbre

Livraison du Gisant dans la cour de marbre

Livraison du Gisant dans la cour de marbre

Livraison du Gisant dans la cour de marbre

Livraison du Gisant dans la cour de marbre

Préparation des sphères de la Lune

Préparation des sphères de la Lune

Préparation des sphères de la Lune

Préparation des sphères de la Lune

Préparation du repavage autour du Carrosse

Préparation du repavage autour du Carrosse

Les barrières seront enlevées demain.

Les barrières seront enlevées demain.

4ème jour de montage

Jeudi 3 septembre 2009

Aujourd’hui on a monté les chevaux et l’attelage du Carrosse (le « on » étant impersonnel, il ne s’agit pas des autres + moi évidemment. Il s’agit seulement des autres. Moi je les regarde, les photographie et les encourage dans leur tâche !)

Les Architectes ont fini d’être posés la veille, à 20h.

À Versailles, au Château, en tous les cas, règne un micro climat.

On le voit bien quand tu croises un touriste en short.

Les touristes en short au Château n’ont pas dû lire le guide.

On ne vient jamais au Château de Versailles en short. Il fait 3 degrés de moins, au minimum, qu’en plein Paris citadin.

Hier j’ai ressorti mon vêtement de ski. C’est pour dire. Et encore il ne pleuvait pas.

Et le vent, quand il souffle, est si fort, que ça devait voler, les perruques, à l’époque (© cette image oh combien qui m’a fait rire est de François, de l’équipe).

La Lune, quant à elle, est en cours de montage dans les serres du Château. Cette Lune est composée de 500 sphères posées sur des tiges, elles-mêmes plantées dans le sol.

Il s’agit d’une Lune en anamorphose que l’on pourra contempler depuis le point de vue du Roi (c’est son vrai nom). Dans la perspective de ce point de vue, sur le tapis vert (c’est aussi son vrai nom), une Lune, donc, et ensuite le Jet d’eau.

Le Jet d’eau peut jaillir jusqu’à 100 mètres au-dessus de l’eau. Moins, quand il y a du vent. Car quand il y a du vent, c’est sur les berges que l’eau retombe. Je le sais, j’y étais.

La sculpture de l’Architecte Claude Parent, vue de dos, qui regarde cette perspective du fameux donc point de vue du Roi confère à l’exposition, selon quelques personnes de l’équipe, une certaine mélancolie.

Ce qui est extraordinaire dans ces sculptures d’architectes fameux et célébrés ici, c’est l’intensité de leur présence.

Ainsi peut-on observer Claude Parent, assis dans son bel habit d’académicien, son épée posée sur ses genoux, qui regarde l’horizon, empli d’une sagesse certaine, et qui, malgré son piédestal et sa structure en aluminium peint, semble vivant. Et investi d’une aura étrange. Mélancolique et surprenante.

Toute la force du travail de Xavier se trouve dans la grâce qu’il donne aux objets, la douceur avec laquelle il les rend vivants et touchants.

Et sa réussite réside jusque dans l’attention avec laquelle il compose sa grande équipe.

Les infographistes, dessinateurs, designers, fondeurs, peintres, scénographes, producteurs, et la centaine de personne qui a travaillé sur ce projet, qui a aussi réussi à rendre ce projet présent. Et tous ceux que j’oublie. Parce que je ne connais pas le nom de leur métier.

Claude Parent

Claude Parent

Un cheval emballé devant le Carrosse

Un cheval emballé devant le Carrosse

Vue générale sur le Carrosse, devant le Château

Vue générale sur le Carrosse, devant le Château

Préparation des sphères de la Lune, dans les serres du Château

Préparation des sphères de la Lune, dans les serres du Château

Quadrillage pour le montage de la Lune sur le Tapis Vert. Vue face au Château.

Quadrillage pour le montage de la Lune sur le Tapis Vert. Vue face au Château.

La Lune. Premières sphères posées sur leurs tiges. Vue face au Grand Canal.

La Lune. Premières sphères posées sur leurs tiges. Vue face au Grand Canal.

Le Jet d’eau. Essais.

Le Jet d’eau. Essais.

3ème jour de montage

Mercredi 2 septembre 2009

Arrivée à 8h30 sur site.

Livraison de la cabine du Carrosse.

Demain, livraison des chevaux et de l’attelage.

Aujourd’hui j’ai un peu mieux fait connaissance de l’équipe technique.

J’ai aussi fait la plus ample connaissance de l’un des deux chefs jardinier du Château. Il m’a un peu raconté l’histoire de la passion de Louis XIV pour les oranges.

J’aime bien rencontrer des gens comme ça, qui te racontent leur quotidien, quand leur quotidien étant, entre autres aussi celui de perpétuer une tradition qui existe depuis 1686. Je raconterai plus tard comme beaucoup d’autres choses d’ailleurs.

Je m’entends toujours bien avec l’équipe technique.

Ils sont pro, efficaces, concentrés, drôles et avenants.

Sur un plateau de cinéma, c’est la même chose. Et c’est presque tout ce que je préfère (en plus d’aller chez les fondeurs avec des artistes qui sont contemporains)

Ce sont les dernières mains de l’exposition, ceux qui la monte. Sans qui tous les ratés et imprévus de dernières minutes pourraient transformer une joyeuse industrie et un magnifique projet en un vrai problème de boulons.

Montage des Architectes

Architectes de dos :

Premier plan : Anne Lacaton et Jean-Philippe Vassal

Deuxième plan : Jean Nouvel

Montage des Architectes

Socle Claude Parent

Montage des Architectes

Mise sur son socle de Richard Rogers

Montage des Architectes

Resserrage de boulons

Arrivée de la cabine du Carrosse

Pose au sol du Carrosse

Arrivée de la cabine du Carrosse

Arrivée de la cabine du Carrosse

Arrivée de la cabine du Carrosse

Arrivée de la cabine du Carrosse

Xavier Veilhan découvrant le Carrosse sur le site

2ème jour de montage

Mardi 1 septembre 2009

Je suis arrivée au Château ce matin à 7h30.

Je ne ferai pas de commentaires sur le soleil qui se lève derrière celui-ci.
Ni sur les pierres qui parlent.

Ni sur la magie du matin silencieux et vide de gens (parce que ce n’est pas très original)

La sculpture de Jean Nouvel était installée.

Mais pas celle de Anne Lacaton.

J’ai assisté à la mise en place de celle-ci.

Mais finalement elle a été reposée au sol.

Parce que ce n’étaient pas les bons boulons pour la fixer sur le socle.

Alors j’ai fait un tour.

Puis il a plu.

Alors je suis partie.

Sculpture de Jean-Philippe Vassal, encore emballée

Sculpture de Jean-Philippe Vassal, encore emballée

Sculpture de Jean Nouvel

Sculpture de Jean Nouvel

Un socle prêt à être installé. À l’arrière-plan, des barrières bleues indiquant l’emplacement des autres sculptures d’architectes.

Un socle prêt à être installé. À l’arrière-plan, des barrières bleues indiquant l’emplacement des autres sculptures d’architectes.

Pose de la sculpture Anne Lacaton

Pose de la sculpture Anne Lacaton

1er jour de montage

Lundi 31 août 2009

Les Architectes

Le mot « Versailles » à lui tout seul pose déjà le concept de la somptuosité.

« Versailles » et ça brille.

De mille feux.

À chacune de mes visites, c’est comme si c’était la première fois que je découvrais ce truc incroyable qu’est le Château de Versailles.

Quand je pense que tout ça a été construit, en plus, pour un seul homme. Je ne me lasse pas.

Et toute cette Cour qui danse dans des amphithéâtres de fontaines. Fontaines sur lesquelles jouaient les musiciens.

Et la Cour qui danse. La nuit. Sûrement. Au milieu des bosquets.

Cachés.

C’est-à-dire que j’étais partie à la recherche de l’Orangerie dans laquelle les sculptures des Architectes sont entreposées. Et malgré plusieurs visites, je me perds toujours un peu quand même au milieu des dédales et escaliers en tout genre.

Mais j’ai finalement trouvé la petite porte insérée dans la grande, le jardinier qui avait la clé et découvert un autre endroit que je n’avais encore jamais vu…

Et de nouveau, me voilà épatée et émerveillée.

Et les Architectes, emballés, embullés, posés sur le sol.

Avec leurs socles, à côté.

L’Orangerie. La petite porte dans la grande porte

L’Orangerie. La petite porte dans la grande porte.

L’Orangerie. Les socles des sculptures des Architectes.

L’Orangerie. Les socles des sculptures des Architectes.

L’Orangerie. Les Architectes, entreposés. En attendant d’être installés.

L’Orangerie. Les Architectes, entreposés. En attendant d’être installés.

En premier lieu, on quadrille le plan d’eau dans lequel deux des Architectes vont être exposés.

Puis on installe les socles. Ensuite on fixe les sculptures.

L’arrivée du socle

L’arrivée du socle

Le levage du socle

Le levage du socle

La pose du socle dans l’eau

La pose du socle dans l’eau

La Light Machine

C’est le 12 mars 2009 qu’a été décidé de l’emplacement définitif de cette œuvre.

Et le film qui y sera diffusé a été tourné le 6 juillet.

Xavier et une autre personne ont donc nagé dans les bassins du Château.

Une prochaine fois, je vous montrerai les photos de ces moments uniques.

Pour l’instant, il s’agit de l’installation de la Light Machine dans le Château.

Les premiers réglages.

L’allumage.

Et le relampage.

Light Machine

Light Machine

Light Machine

Light Machine

Light Machine, éteinte

Light Machine, éteinte

La Lune

Sur le Tapis Vert, une Lune.

En anamorphose.

On a quadrillé et mis en place des cordes.

Les sphères vont être posées sur des tiges.

Puis elles seront installées sur le site.

Pour l’instant, voilà où ça en est :

Chantier de l’installation de La Lune

Chantier de l’installation de La Lune

Chantier de La Lune

Chantier de La Lune

Le Carrosse

Le 11 février 2009, on avait mesuré des pavés.

Aujourd’hui, on a enlevé des pavés.

Ces pavés ont été numérotés, notés, fichés. Afin de bien les replacer au même endroit.

Car la cour et les pavés sont classés.

Emplacement du Carrosse, vue du Château

Emplacement du Carrosse, vue du Château

Pour l’instant c’est un peu impressionnant, mais très vite le Carrosse prendra place ici.

Pour l’instant c’est un peu impressionnant, mais très vite le Carrosse prendra place ici.

Pour l’instant c’est un peu impressionnant, mais très vite le Carrosse prendra place ici.

Emplacement du Carrosse. Vue de l’entrée de la cour.

Emplacement du Carrosse. Vue de l’entrée de la cour.

Emplacement du Carrosse. Vue de l’entrée de la cour.

Le Jet d’eau

Voici la première image du futur jet d’eau.

J’y reviendrai, plus tard.

Le Jet d'eau

Le Jet d’eau

Rencontre avec Xavier Veilhan

Lundi 10 août 2009

Je connais le travail de Xavier Veilhan depuis 1996, depuis l’exposition « Traffic » au CAPC Musée d’Art Contemporain de Bordeaux. À l’époque, j’avais 20 ans, j’étais aux Beaux-Arts, je découvrais la vie et l’art contemporain. Je découvrais aussi cette cheminée autour de laquelle je me suis installée un bon paquet de fois. Le CAPC étant à l’époque mon lieu de travail, d’étude, de promenade, mon salon.

Je ne connaissais donc pas Xavier Veilhan, en dehors de sa cheminée.

Puis j’ai vu pour la première fois en vrai ses pingouins à l’exposition « Le temps, vite » pour la réouverture du Centre Pompidou, en janvier 2000. Ça fait quand même neuf ans, cette histoire… J’avais d’ailleurs travaillé à cette réouverture, à l’accrochage d’une œuvre récemment acquise par le centre, je me souviens des tous derniers jours de 1999, de la tempête, de mon installation à Paris.
Les Warhols posés par terre, recouverts de papier bulle. Et mon papier peint de Buren dédicacé par Mike Kelley et Tony Oursler.
Je me souviens de la fermeture du centre, trois ans qui me paraissaient une éternité, moi qui allais à Beaubourg depuis toujours.
Jean-Jacques Aillagon était alors président du Centre. Il est aujourd’hui Président du Château de Versailles.

C’est en descendant de l’avion qui me ramenait des Saintes, mes premières vacances depuis des années, que je fus appelée sur mon portable pour venir aider un ami sur le tournage d’un film. Je suis alors allée sur le tournage avec mes valises et mon bronzage par ce froid matin du mois de décembre 2002 (j’ai la notion des dates, il faut le savoir). Je me suis retrouvée à me les geler dans ce lieu fermé à l’époque devenu aujourd’hui la cinémathèque Française, sur le tournage de Drumball.

J’étais presque super impressionnée au café quand j’ai parlé à Xavier pour la première fois de ma vie je crois.
Et je lui ai dit que j’aimais beaucoup ses pingouins.

Aujourd’hui, le 10 août 2009, Xavier Veilhan que j’appelle Xavier depuis longtemps parce que c’est un peu long sinon, va installer son exposition au Château de Versailles.

En avril 2008, j’étais allée voir Xavier pour lui dire qu’en fait, j’écris et je fais de la photo depuis toutes ces années de pingouins. Je lui ai alors parlé de mon projet de raconter la petite histoire d’une œuvre, d’une exposition, d’un film, bref, la petite histoire de celle que le public découvre le jour du vernissage, le jour de la sortie en salle.

Le 15 décembre 2008, il a dit banco pour Versailles. Le 9 janvier 2009, c’est Versailles qui a donné son accord pour que je sois présente à toutes les réunions, repérages etc.

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Xavier Veilhan dans l’usine qui fabrique Le Carrosse.

Détail d’un cheval du Carrosse. Non peint, en cours.

Flashback

Jeudi 6 août 2009

De temps en temps, je mettrai en ligne un texte écrit souvent quelques mois auparavant.

Un texte écrit le jour où s’est passée l’action. Comme ici, le mercredi 11 février 2009 :

Repérages

Ce matin, j’étais à 9h au château.

Je ne saurai trop raconter ici mon suprême plaisir assez évident de travailler dans des endroits magnifiques.

Je crois qu’à cause du fait que mon école, collège, lycée étaient plutôt laids, je fus très vite assez enjouée à l’idée de me fixer comme but ultime de ne toujours, ensuite, étudier ou travailler exclusivement dans des endroits particuliers.

Je ne ferai donc pas la liste des lieux que j’ai côtoyé, mais je crois que le château de Versailles est quand même par excellence un des lieux les plus… il n’y a pas de mots.

Bref.

Ce matin, on a mesuré les pavés et traversé la Galerie des Glaces.

Sous un soleil à la hauteur du Roi.

J’ai vu le lit de la Reine.

Ce lit, il a vu naître 19 enfants.

Et t’es là, avec tous les japonais et les chinois et les touristes en général qui se pressent devant le lit qui a connu tout ça.

Plus personne qui regarde la finesse de la dentelle des dessous de la statue d’Hugues Capet ou de Mansart.

On a mesuré les pavés pour définir où allait précisément être posé Le Carrosse.

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Beaucoup d’intervenants travaillent sur cette exposition.

Présents sur la photo, de dos, de gauche à droite :

Catherine, CVS (Château de Versailles Spectacles) ; Renaud, producteur de l’exposition ; Yves, designer ; Alexis Bertrand, scénographe et collaborateur artistique ; Tamara, directrice de production ; Elodie, CVS (Château de Versailles Spectacles)

Ce blog

Lundi 3 août 2009

Parce que j’ai une habitude assez intense du blog, je vais tâcher de faire des articles courts. Parce que je sais combien c’est énervant pour le lecteur de lire des articles de douze pages. D’autant que moi, quand j’écris un truc, je raconte toute l’histoire du truc, et ça peut remonter jusqu’aux Egyptiens.

Lorsque j’ai commencé ce travail, les œuvres n’existaient pas. À part des maquettes.

Je vais raconter ici le déroulé de la préparation de cette exposition tel que je l’ai suivi au jour le jour pendant neuf mois. Sauf que je ne vais pas refaire le même déroulé, sinon, on ne s’en sortira pas.

Je veux raconter l’histoire d’un artiste au travail, d’un atelier qui pense, d’un château de Versailles qui frémit, d’une œuvre d’art qui sort de la tête, qui entre dans une usine. Des artisans, des ouvriers, des techniciens, des ingénieurs qui en prennent possession, qui se l’approprient, qui la fabriquent, de moi qui regarde tout ça, qui écoute parler, qui est la petite souris dans le « en train de se faire », et qui adore ça.

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Maquettes du Carrosse , du Gisant et de L’allée des architectes
Photo prise le 11 février 2009 dans l’atelier de Xavier Veilhan

Xavier Veilhan à Versailles

Samedi 1 août 2009

Je raconte la petite histoire de la préparation de l’exposition de Xavier Veilhan au château de Versailles.

Je connais bien l’art contemporain et la relation qu’entretient l’art avec le public. Xavier Veilhan est le premier artiste que je rencontre qui s’intéresse vraiment à ce lien.

C’est aussi pour ça, la raison de ce blog.

Je ne suis pas journaliste. Je n’écris pas pour informer. Je raconte les histoires que je prends le temps de regarder. Et ici, c’est à vous que je la raconte, cette petite histoire.

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