Articles avec le tag ‘Exposition’

Le démontage

Mardi 15 décembre 2009

Hier soir je suis allée voir le spectacle de Jérome Bel « Cédric Andrieux » au Théâtre de la Ville.
Je ne sais pas comment décrire à quel point j’ai aimé, à quel point j’ai fait en sorte de ne pas pleurer parce que je connaissais quand même pas mal de monde dans la salle et bon, je n’aime pas trop m’afficher quand mes émotions dépassent le reste.
Il y a toujours un rapport avec l’exposition de Xavier Veilhan, même quand je parle de danse contemporaine. Surtout Jérome Bel.
Ce blog va s’achever là.
Enfin je veux bien continuer à écrire ici moi.
Mais je ne sais pas si la préparation de l’exposition peut avoir un intérêt alors que tout est démonté. Enfin, le Carrosse sera démonté demain.
Mais demain je suis déjà sur un autre projet.
Alors je ne serai pas au démontage. Puis je n’aime pas démonter.
J’ai adoré ce spectacle. La vie d’un danseur. Et j’ai été bouleversée quand il a dansé sans trac un extrait de « The Show Must Go On » du toujours Jérome Bel. Je n’avais jamais vécu un tel moment aussi incroyable dans ce Théâtre de la Ville.
Je crois que je vais finir cet article qui raconte le démontage de l’exposition de Xavier Veilhan sans photos car je n’y étais pas, en ouvrant sur le fait que je voudrais élargir la brèche de l’histoire d’un projet aussi ambitieux que Veilhan-Versailles.

Je reste persuadée, en toute humilité, que raconter l’histoire d’un moment peut intéresser d’autres personnes que moi-même, je voudrais continuer à raconter des petites histoires.
Je ne ferai jamais de critique artistique, je ne partagerai jamais mon regard sur l’art, je ne tenterai jamais d’émettre mon avis sur une plate-forme publique car ce n’est pas ici mon propos.

Cédric Andrieux ne parle pas de la mort de Merce Cunnigham.
Je n’ai pas envie de parler du démontage de cette exposition.

Les étapes de fabrication du Carrosse

Mercredi 11 novembre 2009

Le carrosse est inspiré d’une illustration de l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert.

9 janvier 2009 - atelier de Xavier Veilhan - maquette du Carrosse
9 janvier 2009 – Atelier de Xavier Veilhan – maquette du Carrosse

11 février 2009 - Château de Versailles - repérages du futur emplacement du Carrosse
11 février 2009 – Château de Versailles – repérages du futur emplacement du Carrosse

11 février 2009 - Château de Versailles - repérages du futur emplacement du Carrosse
11 février 2009 – Château de Versailles – repérages du futur emplacement du Carrosse

11 février 2009 - Château de Versailles - repérages du futur emplacement du Carrosse
11 février 2009 – Château de Versailles – repérages du futur emplacement du Carrosse

2 avril 2009 - chez Enzyme Design - Alexis, scénographe et collaborateur artistique, Pierre de Poucques, Enzyme Designer et Xavier Veilhan
2 avril 2009 – Chez Enzyme Design – Alexis, scénographe et collaborateur artistique, Pierre de Poucques, Enzyme Designer et Xavier Veilhan
Finition du dessin du Carrosse en CAO

2 avril 2009  - chez Enzyme Design - Finition du dessin du carrosse en CAO
2 avril 2009 – Chez Enzyme Design – Finition du dessin du Carrosse en CAO

27 avril 2009 - choix définitif de l'emplacement du Carrosse
27 avril 2009 – Choix définitif de l’emplacement du Carrosse
La voiture, sur cette photo, représente le futur Carrosse

7 mai 2009 - chez Enzyme Design - premières maquettes papier essentielles au pliage des tôles. Détail d'un cheval
7 mai 2009 – Chez Enzyme Design – premières maquettes papier essentielles au pliage des tôles. Détail d’un cheval.

7 mai 2009 - chez Enzyme Design - échantillon de la couleur du Carrosse
7 mai 2009 – Chez Enzyme Design – échantillon de la couleur du Carrosse

13 mai 2009 - Xavier Veilhan devant la maquette du Carrosse
13 mai 2009 – Xavier Veilhan devant la maquette du Carrosse

17 juin 2009 - Usine - pliage des tôles
17 juin 2009 – Usine – pliage des tôles

17 juin 2009 - Usine - premier cheval assemblé après pliage des tôles
17 juin 2009 – Usine – premier cheval assemblé après pliage des tôles

17 juin 2009 - Usine - échantillon peinture sur tôle
17 juin 2009 – Usine – échantillon peinture sur tôle

2 septembre 2009 - Château de Versailles - livraison de la première partie du Carrosse
2 septembre 2009 – Château de Versailles – livraison de la première partie du Carrosse

3 septembre 2009 - Château de Versailles - livraison des chevaux du Carrosse
3 septembre 2009 – Château de Versailles – livraison des chevaux du Carrosse

Un ou deux souvenirs

Vendredi 6 novembre 2009

Je devais avoir 12 ou 13 ans.

J’étais au collège, sûrement en cinquième. On étudiait un texte en cours de Français. Qui parlait d’un bâtiment dans le Sud de la France construit pas un architecte. C’est à ce moment-là que j’ai appris que le nom de l’architecte pouvait être plus important que le bâtiment lui-même.

Je me souviens que je trouvais le nom de cet architecte assez original, il signifiait quelque chose de je ne sais quoi qui m’avait marqué à l’époque.

La première fois que j’ai vu le Centre Pompidou, j’avais 6 ans. J’étais allée à Paris toute seule en avion pour voir ma sœur qui ne vivait pas encore à New-York.

Elle m’avait offert une souris verte en gomme et nous étions allées au Quick, en face de Beaubourg.

Quand nous sommes arrivées devant le Centre, j’avais été super impressionnée. Et tellement contente : enfin un manège à la hauteur de mes attentes. C’est-à-dire que les gros tubes là, qui couraient partout, j’étais persuadée qu’il s’agissaient d’immenses toboggans remplis d’eau et que j’allais m’éclater à dévaler ces monumentales descentes. Du haut de mon mètre dix.

J’ai vite été déçue quand elle m’a expliqué que non, qu’il s’agissait d’un musée, d’une bibliothèque et de trucs vraiment pas rigolos.

Le souvenir de Beaubourg m’est réapparu hier, au moment où je prenais Renzo Piano en photo.

Je ne suis pas impressionnée par les grands architectes. Je suis néanmoins anéantie par l’émotion quand je croise Nan Goldin ou d’autres artistes plasticiens de l’avant-garde contemporaine mais les architectes, ça va, je gère beaucoup mieux.

Hier j’ai pris aussi Jean Nouvel en photos. C’est là que j’ai ressenti un truc étrange. Au moment où je plongeai mon regard dans le sien à travers mon objectif. J’ai ressenti ce truc étrange quand le lointain souvenir de ce texte étudié il y a vingt ans est remonté à la surface. Et que le lien entre le passé d’un texte et le maintenant devant moi fut activé.

Je n’ai pas encore regardé mes photos.

Je n’ose jamais regarder mes photos quand la journée a été riche en moments.

Et hier, Renzo Piano parlait des premiers moments de la photo, quand l’homme avait peur qu’on lui vole son âme. Alors, lorsque les équipes de Xavier l’ont scanné, je crois que l’histoire s’est un peu répétée.
Avec une touche de modernité en plus.

Séance de scan de Renzo Piano à l’atelier de Xavier Veilhan

Séance de scan de Renzo Piano à l’atelier de Xavier Veilhan

Séance de scan de Jean Nouvel à l’atelier de Xavier Veilhan

Séance de scan de Jean Nouvel à l’atelier de Xavier Veilhan

Sculpture avant peinture des architectes Jean Nouvel et Renzo Piano, dans l’atelier de peinture

Sculpture avant peinture des architectes Jean Nouvel et Renzo Piano, dans l’atelier de peinture

L’homme qui était toujours en orange

Mardi 3 novembre 2009

Avec son associé, ils travaillent dans le Bas-Berry. Ils sont peintres mais fabriquent aussi des vis sans fin pour calibrer les cerises.
Comme ils le disent eux-mêmes, les vis sans fin sont plus rémunérantes, mais beaucoup moins intéressantes que les sphères compliquées de moins de 2 kg du Mobile de Xavier.
Ils m’ont accueillie dans leur usine avec une grande générosité.
Leur café est vraiment très bon et le restaurant du déjeuner particulièrement accueillant.
Vierzon est une jolie ville qui a le mérite d’avoir une campagne encore plus jolie. Une campagne où se situe d’ailleurs une autre entreprise dont je n’oublierai pas de parler un de ces jours.
L’accent du Bas-Berry est… Surprenant.
Il est très joyeux.
Il y a beaucoup de « ben ».
Il est, je crois, inimitable.
Ces deux personnes ont un fort accent vierzonais qui me fait toujours bien rigoler (discrètement tout de même).

J’aime beaucoup prendre le train à 7h du matin pour aller dans leur usine qui sent bon le produit chimique mais faut pas croire, le bio c’est pas non plus la solution (c’est pas moi qui le dis)

A chaque fois que je les ai rencontrés, l’un d’eux était toujours en orange.

Ça m’a intriguée.

J’ai trouvé ça beau.

D’autant que le bleu s’en est mêlé.
Pour un projet passé, ils ont dû peindre en bleu.

Je ne sais pas de quelle couleur sont leurs poumons, mais en tous cas, dans leur usine, même les toiles d’araignées sont bleues maintenant.

Cet homme en orange en train de poser le gel coat d'une des sphères du Mobile

Cet homme en orange en train de poser le gel coat d’une des sphères du Mobile

La pièce secrète qui recèle tous les tee-shirts oranges de l'homme en orange

La pièce secrète qui recèle tous les tee-shirts oranges de l’homme en orange

Une toile d'araignée bleue. Sur fond bleu. De l'usine du Bas-Berry.

Une toile d’araignée bleue.
Sur fond bleu.
De l’usine du Bas-Berry.

Bruce Nauman en réunion

Dimanche 18 octobre 2009

L’autre jour (le 16 septembre dernier), quand je parlais de Bill Viola, en fait je voulais parler de Bruce Nauman.

Bruce Nauman a un but.

Et il s’y tient.

S’il fait une vidéo, il faut savoir que le temps de la performance filmée va durer le temps du temps de la cassette qui va servir à enregistrer cette même performance..

Et aussi, s’il voulait faire une autre performance, par exemple peindre le sol avec son corps, eh bien la performance se pliera aux strictes exigences de la surface du sol.

Tout comme On Kawara : s’il n’a pas finit de peindre sa toile avant minuit du même jour, il la détruit.

Moi c’est pareil.

J’ai suivi la préparation de l’exposition de Xavier Veilhan au Château de Versailles, en me pliant à la stricte organisation des réunions régulières obligées.

Ces réunions ont rythmé mon travail.

Il s’agit de réunions, mais aussi de n’importe quelle finition de maquette à l’atelier ou de tout événement un peu flagrant marquant une bonne raison de faire une photo.

J’ai donc demandé à être tenue informée de chaque déplacement de Xavier à Versailles, de chaque réunion, qu’elle soit là-bas, à l’atelier, chez le producteur ou chez un fabricant.

Je n’ai donc raté aucune étape ponctuelle et ponctuée d’un compte rendu de réunion.

La réunion a été mon fil rouge.

Mon leit motiv.

L’art contemporain en réunion.

Ainsi, le 19 mars Xavier a-t-il dit :

« notre vie est une grande réunion »

Et ce jour-là, il n’était absolument pas question de creuser une tranchée afin que le Jet D’eau puisse un jour fonctionner.

16 janvier 2009, à l'atelier, devant la maquette du Gisant

16 janvier 2009, à l’atelier, devant la maquette du Gisant

Xavier et Mahaut

Renaud, Xavier et Alexis

11 février 2009

Renaud, Xavier et Alexis

A l'atelier

19 mars 2009

A l’atelier

Dans les bureaux de la production

1er avril 2009

Dans les bureaux de la production

Dans les bureaux de la production

1er avril 2009

Dans les bureaux de la production

Xavier, dans les bureaux de la production

2 avril 2009

Xavier, dans les bureaux de la production

Dans les bureaux de Château de Versailles Spectacles

5 mai 2009

Dans les bureaux de Château de Versailles Spectacles

Renaud qui sourit

Xavier, Alexis et Violeta

5 mai 2009

Dans les bureaux de Château de Versailles Spectacles

Xavier, Alexis et Violeta

Pop

Mercredi 7 octobre 2009

Oups, j’avais pas pris mon appareil photos.

Je n’aime pas prendre les gens en photos. Et parfois, raconter une ambiance, ça se passe mieux via du texte (court OK) que par de l’image.

Ce soir, nous étions invités à l’atelier de Xavier Veilhan afin de marquer un point d’honneur pas tout à fait final à tous ces longs mois de préparation d’exposition.

C’est quand même une aventure sacrément humaine.

Je sais que je l’ai déjà dit.

Mais ma position est ce qu’elle est.

Elle n’est pas très artistique.

Je m’en suis bien rendue compte en regardant le documentaire fort bien fait de Jordan Feldman.

Jordan Feldman a  filmé Xavier pendant que moi je le photographiais.

Et la façon dont il a monté le tout n’est donc pas du tout de la même intention que moi.

Son documentaire raconte le point de vue vraiment artistique de Xavier. Alors que moi je raconte les difficultés de monter un tel projet. Je raconte le doute, la joie, le moment, la rencontre avec Renzo Piano.

Ma position est spéciale. Elle est un peu à côté. Elle est autorisée et invitée, certes. Elle n’est pas tout à fait art contemporain.

Ma position est un peu la grand-mère qui n’y connaît rien et l’érudit à qui on ne la fait pas.

Bref.

Ce soir, on a bu un peu de Champagne et décortiqué des fruits de mer, non pas en se congratulant mais en étant contents de se revoir.

Et l’art contemporain, c’est aussi la vie. Et ça fait du bien. Et c’est étonnant.

Parfaitement.

Je crois que je suis contente.

La chambre de la Reine

C’est la chambre de la Reine.

Je trouve que le petit pompon, là haut est très chouette.

Et en dit long sur tout le reste.

Le Gisant

Mardi 22 septembre 2009

C’est le 3 avril 2009, chez Vincent Germond, que Xavier a choisi le visage de Pierre Huyghe pour figurer la tête du gisant.

Voilà, ce n’est pas grand chose mais j’aime bien cette histoire.

Xavier avait déjà scanné Pierre, un jour où ce dernier portait une minerve.

Et puis, Xavier a voulu rendre un hommage à son ami Pierre Huyghe.

Le Gisant, sans visage

Le Gisant, sans visage.

Photos d’écran/ Images dans l’écran de Vincent Germond ©

Fichier du visage de Pierre Huyghe

Fichier du visage de Pierre Huyghe

Photos d’écran/ Images dans l’écran de Vincent Germond ©

 Incrustation du visage du Gisant

Incrustation du visage du Gisant.

Photos d’écran/ Images dans l’écran de Vincent Germond ©

Le carnet Moleskine®

Mercredi 16 septembre 2009

Je ne suis pas retournée à Versailles depuis dimanche soir.

L’exposition existe maintenant. Elle appartient au public, aux médias, à tout le monde, aux visiteurs, aux curieux, aux amoureux de l’art, du Château, aux badauds et à tous les autres.

Quand le voile est levé, je m’échappe discrètement. Je ne parle pas d’art, je ne polémique pas. Je ne suis pas critique.

Cependant, ce blog va continuer car je vais maintenant raconter les 8 mois précédents tout ceci. Régulièrement, tout de même, j’irai au Château afin de raconter l’histoire que vivent ces œuvres, au jour le jour, quand le public s’y confronte.

On va un peu se replonger, maintenant, au mardi 10 février 2009.

Le carnet Moleskine®

Xavier produit donc toutes les pièces qu’il va exposer au château.

Je ne vais pas parler de Jeff Koons car je n’ai pas envie de parler de Xavier en fonction de Jeff Koons, que je n’appelle pas Jeff parce que je ne le connais pas.

Xavier va produire toutes les œuvres, ce qui signifie que pour l’instant, rien n’existe en dehors de son carnet Moleskine®.

Ah le fameux carnet Moleskine® des plus grands artistes.

On a tous son carnet Moleskine®.

L’autre jour, je faisais une étude dans ma tête en matant la poche arrière d’un jeune homme, dans la rue.

De la poche de son jean sans intérêt dépassait le fameux carnet.

C’est là que mon étude a commencé.

Elle a environ duré dix minutes, peut-être cinq, mais je trouve ici tout à fait pertinent de coucher par écrit le compte-rendu de cette intense réflexion.

Ce garçon au jean Denim, de dos, ressemblait à n’importe quel garçon. Il n’avait pas la basket particulièrement branchée, ni le casque Shoei du motard, ni le casque Momo design du graphiste, ni rien d’autre que le bout de son carnet qui dépassait.

Et le carnet Moleskine® se reconnaît facilement à l’élastique, évidemment.

Je me suis alors dit tellement de choses à ce moment-là d’ailleurs.

J’ai donc tout de suite pensé au carnet de croquis de Xavier.

Ainsi qu’à mon choix définitivement fixé sur le fait que tous mes futurs carnets seront donc exclusivement des Moleskine®.

J’ai donc une furieuse passion pour le carnet.

J’en ai le placard plein.

Mon chéri me demandait encore hier, alors qu’il cherchait les papiers de la voiture dans notre appartement maintenant devenu un monstre rempli de mes livres et de mes carnets si toute cette montagne de carnets étaient remplis (les carnets, pas la montagne).

J’ai les paupières qui transpirent quand je suis chez un marchand de carnets.

Rien que le mot carnet me fait vibrer.

J’ai donc décidé, par respect pour Bill Viola (j’expliquerai un jour, peut-être…) que tous mes carnets seront donc des Moleskine®. À commencer par mon agenda.

Et quand j’ai vu que le carnet de croquis de Xavier était un moleskine®, je me suis dit ahlala.

Le carnet Moleskine

Vernissage tout court

Dimanche 13 septembre 2009

Pardon par avance pour le rapprochement spatio-temporel qui suit, j’ai la fâcheuse tendance à relier des anciens événements souvenirs dans ma mémoire avec des éléments du présent.

C’est en même temps ce genre d’anecdotes qui me fait penser que c’est sympa, parfois, les trucs qui se passent dans la vie.

Désolée donc, il y en aura de temps en temps sur ce blog, j’en conviens (évidemment, il y a toujours un lien avec l’exposition en cours dont c’est quand même le sujet).

Ce jour-là, j’avais donc dans les 10 ans et j’a-do-rais Jean-Michel Jarre. Il était vraiment à la mode, on s’offrait ses disques à tous les anniversaires et autres fêtes et on attendant avec impatience la suite d’Oxygen etc.

J’avais même dansé à mon gala de danse sur sa musique et vraiment on célébrait cette modernité musicale à chaque occasion qui se présentait.

Puis, le temps a fait ce qu’il a à faire et j’ai de moins en moins écouté Jean-Michel Jarre.

Cependant dès que j’entends les deux premières notes de je ne sais plus le titre de l’un de ses morceaux, je replonge immédiatement en colo, Corse, été 1987.

Hier soir donc, vernissage de l’exposition.

Quand tout à coup, qui vois-je ?

Jean-Michel Jarre. Oui messieurs dames.

C’est alors que je me retrouve, vers 23h, à attendre la dernière crêpe de la soirée. Quand tout à coup, quelqu’un (je ne cite pas les prénoms parce qu’après c’est compliqué), demande à quelqu’un d’autre :

- et tu as vu l’article dans Blast ?

« ah oui, superbe article.

Le premier quelqu’un se tourne vers moi et dit à ce deuxième quelqu’un :

« eh bien c’est elle (moi, donc) qui a fait les photos.

Et ce deuxième quelqu’un répond alors, en me regardant :

« ah très bien, très belles photos. ».

C’est à ce moment-là que le rapprochement spatio-temporel s’est produit.

Je venais de recevoir un compliment de la part de l’auteur de mes plus beaux souvenirs musicaux de mes 10 ans : Jean-Michel Jarre.

Parce que je ne savais pas trop sur quoi enchaîner la discussion, j’ai gardé l’air humble et droit, j’ai remercié poliment et je suis partie avec ma crêpe.

Concernant le vernissage en lui-même, la musique était vraiment bien. Vraiment, ça c’est rare. Le chocolat sur les crêpes était aussi vraiment très bon. La foire à l’empoigne pour tenter d’attraper un verre de Champagne m’a fait sourire. Je n’ai pas bien compris. On veut profiter d’un verre gratos ? Ou bien d’un petit four de plus parce qu’on a tellement faim ?

C’était surtout une soirée où tu peux juste célébrer la fin de dix-huit mois de travail intenses, célébrer le fruit du travail de tant de personnes, danser un peu et lever son verre ; fêter cet événement avec ses amis, sa famille, ses parents. Qui doivent être fiers de leur fils.

Vernissage

Vernissage presse

Mercredi 9 septembre 2009

Au mois de mars 2009, quand c’était compliqué, que la production n’avait pas commencé ; que tout le monde désespérait un peu, que ce n’était pas facile et qu’il fallait revoir les exigences, Xavier commençait à penser que même si seul Le Carrosse était produit, il serait content.

Renaud lui avait répondu « on en reparlera le 9 septembre, quand tu seras devant l’exposition que tu voulais. Ton exposition. ».

Détail Tadao Ando. Les architectes 

09/09/09 Vernissage presse.

Détail Tadao Ando. Les Architectes