Je ne suis pas retournée à Versailles depuis dimanche soir.
L’exposition existe maintenant. Elle appartient au public, aux médias, à tout le monde, aux visiteurs, aux curieux, aux amoureux de l’art, du Château, aux badauds et à tous les autres.
Quand le voile est levé, je m’échappe discrètement. Je ne parle pas d’art, je ne polémique pas. Je ne suis pas critique.
Cependant, ce blog va continuer car je vais maintenant raconter les 8 mois précédents tout ceci. Régulièrement, tout de même, j’irai au Château afin de raconter l’histoire que vivent ces œuvres, au jour le jour, quand le public s’y confronte.
On va un peu se replonger, maintenant, au mardi 10 février 2009.
Le carnet Moleskine®
Xavier produit donc toutes les pièces qu’il va exposer au château.
Je ne vais pas parler de Jeff Koons car je n’ai pas envie de parler de Xavier en fonction de Jeff Koons, que je n’appelle pas Jeff parce que je ne le connais pas.
Xavier va produire toutes les œuvres, ce qui signifie que pour l’instant, rien n’existe en dehors de son carnet Moleskine®.
Ah le fameux carnet Moleskine® des plus grands artistes.
On a tous son carnet Moleskine®.
L’autre jour, je faisais une étude dans ma tête en matant la poche arrière d’un jeune homme, dans la rue.
De la poche de son jean sans intérêt dépassait le fameux carnet.
C’est là que mon étude a commencé.
Elle a environ duré dix minutes, peut-être cinq, mais je trouve ici tout à fait pertinent de coucher par écrit le compte-rendu de cette intense réflexion.
Ce garçon au jean Denim, de dos, ressemblait à n’importe quel garçon. Il n’avait pas la basket particulièrement branchée, ni le casque Shoei du motard, ni le casque Momo design du graphiste, ni rien d’autre que le bout de son carnet qui dépassait.
Et le carnet Moleskine® se reconnaît facilement à l’élastique, évidemment.
Je me suis alors dit tellement de choses à ce moment-là d’ailleurs.
J’ai donc tout de suite pensé au carnet de croquis de Xavier.
Ainsi qu’à mon choix définitivement fixé sur le fait que tous mes futurs carnets seront donc exclusivement des Moleskine®.
J’ai donc une furieuse passion pour le carnet.
J’en ai le placard plein.
Mon chéri me demandait encore hier, alors qu’il cherchait les papiers de la voiture dans notre appartement maintenant devenu un monstre rempli de mes livres et de mes carnets si toute cette montagne de carnets étaient remplis (les carnets, pas la montagne).
J’ai les paupières qui transpirent quand je suis chez un marchand de carnets.
Rien que le mot carnet me fait vibrer.
J’ai donc décidé, par respect pour Bill Viola (j’expliquerai un jour, peut-être…) que tous mes carnets seront donc des Moleskine®. À commencer par mon agenda.
Et quand j’ai vu que le carnet de croquis de Xavier était un moleskine®, je me suis dit ahlala.





















