Je connais le travail de Xavier Veilhan depuis 1996, depuis l’exposition « Traffic » au CAPC Musée d’Art Contemporain de Bordeaux. À l’époque, j’avais 20 ans, j’étais aux Beaux-Arts, je découvrais la vie et l’art contemporain. Je découvrais aussi cette cheminée autour de laquelle je me suis installée un bon paquet de fois. Le CAPC étant à l’époque mon lieu de travail, d’étude, de promenade, mon salon.
Je ne connaissais donc pas Xavier Veilhan, en dehors de sa cheminée.
Puis j’ai vu pour la première fois en vrai ses pingouins à l’exposition « Le temps, vite » pour la réouverture du Centre Pompidou, en janvier 2000. Ça fait quand même neuf ans, cette histoire… J’avais d’ailleurs travaillé à cette réouverture, à l’accrochage d’une œuvre récemment acquise par le centre, je me souviens des tous derniers jours de 1999, de la tempête, de mon installation à Paris.
Les Warhols posés par terre, recouverts de papier bulle. Et mon papier peint de Buren dédicacé par Mike Kelley et Tony Oursler.
Je me souviens de la fermeture du centre, trois ans qui me paraissaient une éternité, moi qui allais à Beaubourg depuis toujours.
Jean-Jacques Aillagon était alors président du Centre. Il est aujourd’hui Président du Château de Versailles.
C’est en descendant de l’avion qui me ramenait des Saintes, mes premières vacances depuis des années, que je fus appelée sur mon portable pour venir aider un ami sur le tournage d’un film. Je suis alors allée sur le tournage avec mes valises et mon bronzage par ce froid matin du mois de décembre 2002 (j’ai la notion des dates, il faut le savoir). Je me suis retrouvée à me les geler dans ce lieu fermé à l’époque devenu aujourd’hui la cinémathèque Française, sur le tournage de Drumball.
J’étais presque super impressionnée au café quand j’ai parlé à Xavier pour la première fois de ma vie je crois.
Et je lui ai dit que j’aimais beaucoup ses pingouins.
Aujourd’hui, le 10 août 2009, Xavier Veilhan que j’appelle Xavier depuis longtemps parce que c’est un peu long sinon, va installer son exposition au Château de Versailles.
En avril 2008, j’étais allée voir Xavier pour lui dire qu’en fait, j’écris et je fais de la photo depuis toutes ces années de pingouins. Je lui ai alors parlé de mon projet de raconter la petite histoire d’une œuvre, d’une exposition, d’un film, bref, la petite histoire de celle que le public découvre le jour du vernissage, le jour de la sortie en salle.
Le 15 décembre 2008, il a dit banco pour Versailles. Le 9 janvier 2009, c’est Versailles qui a donné son accord pour que je sois présente à toutes les réunions, repérages etc.

Xavier Veilhan dans l’usine qui fabrique Le Carrosse.
Détail d’un cheval du Carrosse. Non peint, en cours.



















